Avenue Sainte-Foy

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Histoire de la rue

De l'avenue l’avenue Achille Péretti au boulevard de la Saussaye. Cette voie menait à l'entrée principale du château de Neuilly. Elle est ornée de marronniers et de platanes. Une partie des trottoirs sert pour le stationnement des voitures. Elle fut dénommée ainsi par arrêt préfectoral du 29 février 1856.


Claude Pierre Maximilien Radix de Sainte-Foy fut châtelain de Neuilly, de 1766 à 1792. Il fut trésorier général de la marine, puis en 1774 ministre plénipotentiaire du prince des Deux-Ponts — un des multiples duchés d'Allemagne avant son unification en 1870 — puis ambassadeur àVienne. Il s'était fait construire un hôtel particulier, rue Basse-du-Rempart, à Paris, par l'architecte Brongniard, où il menait grande vie. En effet, il avait reçu du comte d'Artois la charge de surintendant, qui lui valut des revenus considérables. À la suite d'un procès que lui fit le banquier Jacques Necker, il dut se démettre de sa charge et vendre cet hôtel à Baudard, baron de Saint-James et il se réfugia en Angleterre. Il traversa la Révolution en se faisant nommer ambassadeur en Allemagne, puis il acheta, le 22 février 1791, l'abbaye du Mont-Saint-Martin, près de Saint-Quentin, ainsi que l'abbaye d'Ourscamp, près de Noyon.

Pour l'acquisition de ces abbayes, qui auraient été détruites, il fut obligé de vendre son château de Neuilly à Madame de Montesson. Revenu se loger à Paris, passage de Valois au Palais-Royal, chez son ancien employeur, il tenta de sauver la vie du roi Louis XVI. Devenu suspect auprès des révolutionnaires, il fut arrêté, mais réussit à se faire transférer dans une maison de santé, rue de Charonne. Libéré, sous le Directoire, il se lia à Charles Maurice de Talleyrand, et fut témoin, à Neuilly, de son mariage avec Mme Grant. Il vécut ses dernières années, entre Paris et ses abbayes, avant de mourir en 1810.